
Cet après-midi, nous avons tenu une réunion de la coalition des volontaires. J'ai informé le président Zelensky et les dirigeants présents de deux priorités essentielles: le soutien à l'Ukraine et le renforcement de la préparation de l'Europe en matière de défense.
Nous savons tous ce qui est en jeu et nous savons que nous n'avons plus de temps à perdre. Obtenir un soutien financier contribuera à assurer la survie de l'Ukraine, et il s'agit là d'un acte crucial pour la défense européenne.
Dans cette nouvelle ère, la géoéconomie va de pair avec la géopolitique. Nous connaissons l'impact considérable de nos sanctions sur l'économie de guerre de la Russie. Avec ses alliés, l'Europe a les moyens et la volonté d'accroître la pression sur la Russie pour qu'elle se présente à la table des négociations.
Notre proposition de prêt pour réparations est complexe, mais elle vise essentiellement à augmenter le coût de la guerre pour la Russie. Elle porte sur les soldes de trésorerie générés par les actifs russes immobilisés. Ces soldes seraient utilisés pour les réparations. Ainsi, plus Poutine mènera sa guerre, versera le sang, prendra des vies et détruira les infrastructures ukrainiennes, plus les coûts pour la Russie seront élevés.
Nous savons que la défense de l'Europe relève de notre responsabilité. Nous continuons d'aller de l'avant avec urgence, en mettant en œuvre notre feuille de route en matière de préparation, en matière de mobilité militaire et dans le cadre de nos projets phares paneuropéens.
Alors que nous examinons encore les plans SAFE reçus des États membres, l'Ukraine figure dans 15 des 19 plans soumis. Il ne s'agit pas seulement d'une question d'argent : l'Ukraine tire des leçons durement acquises sur le champ de bataille et nous apprenons avec elle. En intégrant nos bases industrielles de défense, nous mettons en place une forte dissuasion, pour aujourd'hui et pour demain.
Alors que l'Ukraine s'engage dans de véritables efforts diplomatiques en faveur de la paix, la Russie ne cesse de tromper et de gagner du temps. Elle se moque de la diplomatie et multiplie les frappes tout en prétendant rechercher la paix. Aujourd'hui, cette façade reste solidement en place. Mais nous ne nous laisserons pas berner, nous savons qui est l'agresseur et qui est la victime dans cette guerre.
La guerre brutale menée par la Russie visait à nous diviser, mais elle a obtenu l'effet inverse. Nos liens sont plus forts que jamais. Nous sommes liés non seulement par des intérêts communs en matière de défense, mais aussi par nos valeurs communes. Et c'est ainsi que nous allons agir. Unis, pour soutenir l'Ukraine et défendre l'Europe.
- Date de publication
- 8 décembre 2025
- Auteur
- Représentation en France