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Représentation en France
Article d’actualité9 décembre 2022Représentation en France

La Commission se félicite de l'adoption de nouvelles recommandations de l'UE en matière de dépistage du cancer

À la suite de la proposition de la Commission visant à renforcer la prévention du cancer par la détection précoce, le Conseil de l'Union européenne a adopté aujourd'hui une nouvelle approche en matière de dépistage du cancer.

Installation d'un nouvel IRM à l'Institut du cancer Nantes Atlantique

À la suite de la proposition de la Commission visant à renforcer la prévention du cancer par la détection précoce, le Conseil de l'Union européenne a adopté aujourd'hui une nouvelle approche en matière de dépistage du cancer. Il s'agit d'une étape importante pour améliorer le dépistage précoce du cancer dans l'ensemble de l'UE, un objectif important du plan européen pour vaincre le cancer.

Comme cela a été annoncé en septembre, cette nouvelle approche de l'UE, fondée sur les dernières évolutions et données scientifiques disponibles, contribuera à faire en sorte que, d'ici à 2025, 90 % de la population de l'Union remplissant les conditions requises pour participer au dépistage du cancer du sein, du cancer du col de l'utérus et du cancer colorectal se voient proposer un tel dépistage. La nouvelle approche appelle également à l'extension des programmes de dépistage au cancer de la prostate, du poumon et, dans certaines circonstances, au cancer gastrique, selon une approche progressive. La recommandation s'inscrit dans le cadre d'un nouveau programme européen de dépistage du cancer, présenté comme une initiative phare du plan européen pour vaincre le cancer.

Pour les cancers du sein, du col de l'utérus et du colorectal, la nouvelle approche de l'UE recommande :

  • le dépistage du cancer du sein avec mammographie chez les femmes âgées de 50 à 69 ans, et le suggère pour les femmes de 45 à 74 ans
  • le dépistage du virus du papillome humain (VPH) comme outil privilégié pour le dépistage du cancer du col de l'utérus chez les femmes âgées de 30 à 65 ans, à un intervalle de cinq ans ou plus
  • un test immunochimique fécal quantitatif (FIT) comme test de dépistage préféré pour le dépistage du cancer colorectal avant de renvoyer des personnes âgées de 50 à 74 ans au suivi de la colonoscopie

En ce qui concerne les cancers du poumon, de la prostate et de l'estomac, la recommandation invite les États membres, sur la base de recherches complémentaires, à :

  • étudier la faisabilité et l'efficacité de la tomographie à faible dose pour détecter les personnes présentant un risque élevé de cancer du poumon, y compris les fumeurs lourds et les ex-fumeurs, et établir un lien entre le dépistage et les approches de prévention primaire et secondaire
  • évaluer la faisabilité et l'efficacité d'un dépistage organisé du cancer de la prostate chez les hommes, sur la base d'un test à l'antigène spécifique de la prostate associé à l'imagerie par résonance magnétique (IRM) à titre de suivi
  • suivre des stratégies d'analyse et de test pour Helicobacter pylori (bactérie à l'origine du cancer gastrique) pour les pays et les régions où l'incidence et la mortalité du cancer gastrique sont élevées.

Un soutien financier est disponible pour le dépistage du cancer, avec 38,5 millions d'euros déjà engagés pour des projets au titre du programme «L'UE pour la santé» (EU4Health Programme) et 60 millions d'euros au titre d'Horizon Europe. Dans le cadre du programme de travail «L'UE pour la santé» 2023, quelque 38,5 millions d'euros supplémentaires seront investis pour aider les États membres à mettre en œuvre cette nouvelle recommandation du Conseil et à élaborer des lignes directrices de l'UE. Un soutien supplémentaire peut également être apporté par les fonds régionaux, sociaux et de cohésion européens.

Contexte

La recommandation remplace et étend la précédente recommandation du Conseil relative au dépistage du cancer adoptée en 2003, qui comprenait des recommandations pour le dépistage du cancer du sein, du cancer colorectal et du cancer du col de l'utérus. La recommandation a contribué à faire en sorte qu'un plus grand nombre de citoyens aient accès à des examens organisés pour ces types de cancer. Toutefois, il existe encore de grandes disparités entre les États membres en ce qui concerne l'accès au dépistage.

D'après les estimations, un cancer a été diagnostiqué chez 2,7 millions de personnes dans l'Union en 2020. On estime qu'un citoyen de l'UE sur deux développera un cancer au cours de sa vie, avec des conséquences durables pour sa qualité de vie, et que seulement la moitié des patients atteints d'un cancer survivront.

@EU_Health

Déclarations de membres du Collège

Je suis particulièrement reconnaissante au Conseil et à la présidence tchèque d’avoir franchi une nouvelle étape cruciale dans notre lutte contre le cancer en adoptant cette nouvelle recommandation si rapidement. Le dépistage et la détection précoce sont essentiels pour éviter les diagnostics tardifs et, dans certains cas, pour éviter complètement le développement d’un cancer. Les types de cancer désormais couverts par la recommandation représentent plus de la moitié de l’ensemble des cas de cancer et des décès de cancer dans l’UE. Cela contribuera à sauver d’innombrables vies, dans l’Union européenne tout entière.

Margaritis Schinas, vice-président chargé de la promotion de notre mode de vie européen - 09/12/2022

L’adoption aujourd’hui par le Conseil de nouvelles recommandations de l’UE en matière de dépistage du cancer constitue une étape importante pour les soins contre le cancer, tant au niveau national qu’au niveau européen. 20 ans se sont écoulés depuis l’adoption des recommandations actuelles et la médecine a fait des progrès incroyables. Il est grand temps que de nouvelles recommandations actualisées soient mises en œuvre dans l’ensemble de l’UE et qu’il soit remédié aux disparités inacceptables en matière d’accès. Même si une approche encore plus ambitieuse aurait été souhaitable, cette journée n’en représente pas moins un moment charnière pour les citoyens de l’UE et une réalisation essentielle du plan européen pour vaincre le cancer.

Stella Kyriakides, commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire - 09/12/2022

Pour en savoir plus

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Questions et réponses sur le dépistage du cancer

Fiche d'information: Plan européen pour vaincre le cancer — Une nouvelle approche en matière de dépistage du cancer

Fiche d'information: Plan européen pour vaincre le cancer — Où en sommes-nous maintenant?

Vidéo sur le dépistage du cancer

Fiches d'information du JRC

Politique de l'UE en matière de lutte contre le cancer

Centre de connaissances sur le cancer

Détails

Date de publication
9 décembre 2022
Auteur
Représentation en France